Picasso, voyages imaginaires

Picasso, voyages imaginaires

Dans le cadre de Picasso-Méditerranée 2017-2019.
Entre souvenirs de voyages et itinéraires fictifs, l'exposition Picasso, voyages imaginaires explore les sources d'un artiste visionnaire constamment en quête d'ailleurs et de renouveau formel. Peintures, sculptures, assemblages et dessins de Pablo Picasso seront présentés aux côtés d’œuvres maîtresses des collections du musée d'Archéologie méditerranéenne et du musée d'Arts africains, océaniens, amérindiens de Marseille. Quatre itinéraires, quatre dialogues, pour une invitation au voyage dans l'antre imaginaire du génie Picasso.

Une initiative du Musée national Picasso-Paris, des musées de la Ville de Marseille, en coproduction avec la Réunion des musées nationaux - Grand Palais. Des rives de la Méditerranée, jusqu'aux confins de l'Afrique, l’œuvre de Pablo Picasso est empreinte d'un désir d'évasion invitant au voyage.

Les chemins qu'il emprunte s'apparentent à une initiation mythologique, décrite ainsi par l'artiste: « Si on marquait sur une carte tous les itinéraires par où je suis passé et si on les reliait par un trait cela figurerait peut-être un minotaure ».

Minotaure libéré, Pablo Picasso voyage réellement ou intérieurement, au fil du labyrinthe de son âme. Sur les routes désertes de l'Espagne, la solitude de l'époque bleue et rose se teinte d'une métaphysique de l'errance. Sans s'y rendre, il approche spirituellement l'Afrique, dessinant les contours d'une exploration aux marges de l'"exorcisme". Durant la guerre, son voyage à Rome est celui de la maturité, conservant les traces d'une antiquité retrouvée.

La Grèce, aux îles cycladiques lointaines, bien que jamais visitée, demeure son berceau primitif, où l'artiste y puise l'expression et la simplicité des formes pures. Enfin l'Orient, l'Algérie fantasmée d'une dernière traversée méditerranéenne se transforme en refuge au cœur de la sensualité féminine.

Quatre étapes du parcours

Bohème bleue, Afrique fantôme, Amour antique et Orient rêvé, proposent de découvrir peintures, sculptures, assemblages, dessins, photographies et cartes postales de Pablo Picasso.

Ces œuvres seront mises en perspective avec des pièces maîtresses des collections du musée d'Archéologie méditerranéenne et du musée d'Arts Africains, Océaniens, Amérindiens de Marseille.

Bohème bleue

Sur les routes de la bohème, Picasso représente les saltimbanques, métaphore d'une jeunesse tantôt teintée de bleu (1901-1904) puis de rose (1904-1906).

Afrique fantôme

La fascination de l'Afrique que lui inspire ses visites du musée du Trocadéro plonge Picasso dans une recherche intérieure menant à la réalisation des Demoiselles d'Avignon (1907) et l'achat à Marseille en 1912 d'un fameux masque Grebo. Un dialogue s'immisce entre les œuvres de l'artiste espagnol et les collections du musée d'Arts Africains, Océaniens, Amérindiens de Marseille.

Amour antique

Après la Première Guerre mondiale l'antiquité retrouvée apparaît comme une nouvelle Renaissance. Dès son premier séjour à Rome en 1917 pour mettre au point les décors et costumes du ballet Parade avec la troupe des ballets Russes, l'antiquité irrigue l’œuvre toute entière de Picasso, jusqu'à ses plus étonnantes transformations d'artiste « Minotaure ». Une confrontation inédite avec les collections du musée d'archéologie de Marseille illustre ce dialogue intemporel.

Orient rêvé

Sur les pas de Ingres et de Delacroix, Picasso explore le goût orientaliste du XIXe siècle. La série des Femmes d'Alger d'après Delacroix (1955) transforme sa dernière épouse Jacqueline en odalisque, héroïne d'un harem imaginaire.

Informations pratiques

Du 16 février au 24 juin 2018